Ce modèle s'adresse aux enseignants de la conduite et aux auto-écoles qui veulent que chaque leçon laisse une trace exploitable. Il structure le bilan en quelques champs et paragraphes types : objectif prévu, compétences travaillées, évaluation et suite à donner. Il applique les conseils de l'article rédiger un bilan de leçon utile et s'inscrit dans le suivi par compétences.
Ce bilan rend compte de la leçon de conduite indiquée ci-dessus. Il est rédigé par l'enseignant à la fin de la séance, en présence de l'élève, et complète le livret d'apprentissage tenu par l'auto-école. Il ne constitue ni une évaluation officielle ni une garantie de réussite à l'examen. Il sert à mesurer la progression de l'élève d'une leçon à l'autre et à préparer la séance suivante.
La leçon a commencé par un rappel de l'objectif fixé et des points relevés lors du bilan précédent. L'enseignant décrit ici, en quelques lignes, les situations rencontrées : itinéraire, types de voies, manoeuvres réalisées, incidents éventuels. Il précise si la leçon s'est déroulée en conduite guidée, en conduite semi-guidée ou en conduite autonome, et pendant combien de temps environ pour chaque mode. Ces précisions permettent à un autre enseignant de reprendre l'élève sans perte d'information.
Pour chaque compétence travaillée, l'enseignant indique le niveau observé selon l'échelle utilisée par l'auto-école, par exemple abordée, en cours d'acquisition, acquise ou à consolider. Une compétence n'est notée comme acquise que si elle a été observée dans des conditions variées et sans intervention de l'enseignant. L'évaluation porte sur ce qui a été constaté pendant la leçon, pas sur une impression générale. Les intitulés de compétences sont ceux du programme de formation en vigueur, à vérifier selon les textes applicables.
Les points forts sont formulés de façon précise afin que l'élève sache ce qu'il doit conserver. Les axes de travail décrivent un comportement observable à améliorer, avec la situation dans laquelle il s'est manifesté, plutôt qu'un jugement général. Un axe de travail non repris dans une leçon suivante doit être reporté sur le bilan suivant jusqu'à ce qu'il soit traité. Cette rédaction concrète est ce qui rend le bilan utile pour motiver l'élève.
L'enseignant propose un objectif pour la séance suivante, en lien direct avec les axes de travail relevés. Cet objectif est lu et compris par l'élève avant la signature du bilan. Il est reporté dans le planning de l'auto-école et dans le livret d'apprentissage, de sorte que l'enseignant qui assurera la prochaine leçon, même s'il s'agit d'un autre moniteur, sache dès le départ ce qu'il doit travailler.
Un exemplaire du bilan est conservé par l'auto-école dans le dossier de l'élève, avec le livret d'apprentissage ; une copie peut être remise à l'élève ou, pour un élève mineur, à son représentant légal. Les bilans successifs constituent l'historique de la formation et servent de base à la décision de présentation à l'examen. La durée de conservation des documents de formation est à vérifier selon les textes en vigueur.
L'enseignant et l'élève signent le bilan à la fin de la séance. La signature de l'élève atteste qu'il a pris connaissance du contenu du bilan et de l'objectif de la prochaine leçon ; elle ne vaut pas accord sur l'évaluation, l'élève pouvant faire noter une observation. En cas d'oubli de signature, le bilan reste valable comme trace de la leçon mais doit être présenté à l'élève au début de la séance suivante.
PermiKit dématérialise le livret d'apprentissage et le suivi des élèves pour les auto-écoles et les enseignants de la conduite.
Demander un accèsVoir les ressources gratuites